Ven 18 aout Seaburn _ Boosbeck 95 kms
Temps gris et bruineux toute la journée en longeant le bord de mer.
Alternant traversées d'agglomérations et sentiers
bucoliques,
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| Depuis le début du périple, de nombreuses statues récentes en hommage aux tommies . |
Le propriétaire me charge le portable pour 5€, il n'y a pas de petit profit.
Arrivée au camping de Cayton, grand luxe avec cuisine, médiathèque
et table de pique-nique aux emplacements tentes . Ce soir un
traiteur propose le fish and chips mais la file d'attente est
trop longue d'autant plus que le ravitaillement est déjà dans
les sacoches. Mes voisins anglais en camping-car m'ont proposé le thé
mais il était déjà 19 h alors sans trop de regrets, j'ai préféré
faire la lessive, boire le cidre acheté au supermarché, de plus la
motivation pour les langues étrangères n'y était plus après une journée de
vélo.
Dim 20 août Cayton - Humberside airport 129 kms
Super lever de soleil, le matériel est vite rangé car le temps est sec
et il n'y a pas eu de rosée ; départ non sans avoir laissé un
petit mot gentil à mes hôtes de la veille.
L'itinéraire du matin m'oblige à faire un écart pour rejoindre une station
balnéaire et regagner ensuite l'intérieur des terres, de plus il faut
descendre au niveau de la mer et remonter ensuite, je taille tout droit.
C'était en fait la dernière occasion de voir le bord de mer avant de
rejoindre Douvres.
Le repas dominical se prend au farm shop de Cranswik. Le parking est
plein. Avec des produits préparés à la ferme , 4 ou 5 serveuses
s'affairent devant des étalages de cheese cake, pie et quiche lorraine.
Pensant avoir trouvé un bivouac au milieu de nulle part avec un banc public,
les promeneurs du dimanche soir vont se succéder, de la marche
digestive en famille au pipi du chien. Pour rompre
la solitude pendant le Covid, beaucoup de britanniques ont
adopté des animaux de compagnie.
Lun 21 août Humberside airport _ Réserve naturelle de Moulton Marsh 135 kms
Levé à 6 h30 et parti à 8 h. Pensant être tranquille, j'ai monté la tente à
la tombée du jour. C'était sans compter sur un dernier vététiste. Par
chance, il n'y a eu aucun trafic aérien à l'aéroport international voisin.
La veille, au crépuscule, un chevreuil m'a tenu compagnie que j'ai
revu au lever du jour.
Une piste cyclable en gravel qui mène à Boston à travers champs,
aucun attrait touristique. Le littoral est à moins de 8
km mais il n 'y a aucune station balnéaire car la zone est
marécageuse. Donc pas de camping, je bivouaque entre
une réserve naturelle avec un canal où là aussi, beaucoup de
promeneurs viennent se dégourdir les jambes avec le chien . Ne voulant pas
me faire remarquer , j'installe toujours la tente au dernier moment et
comme le pipi du chien est tardif, ça s'est fait dans la quasi obscurité
assailli par les moustiques.
Mar 22 août Réserve naturelle de Moulton Marsh - Cambridge 135 kms
Au lever du jour,les moustiques attaquaient encore , j'ai plié bagage pour
me réfugier sur un parking et prendre mon petit déjeuner.
L'Eurovélo me fait suivre une grande boucle par Norwich et Ipswitch
avant de rejoindre Londres sans pour autant rejoindre longer le
littoral , je prends plein sud par des départementales vers Cambridge .
Je n'ai plus le problème de placement sur la route et vais instinctivement à
gauche. Ce qui n'était pas le cas en première semaine où je me
retrouvais dans le mauvais sens de circulation.
Le camping de Cambridge, excentré, m'oblige à un aller-retour au
centre ville ; avec le parcours de la journée , le compteur affiche 147
kms.
L'année universitaire n'ayant pas encore commencé, le centre ville est
plutôt calme et je préfère revenir au camping où il y a tout le
confort pour y passer la soirée.
Mer 23 août Cambridge - Rochester 126 kms
La nuit porte conseil, avec la wifi du camping, je réalise que rallier
l'Espagne et voir M.A. avant son départ sera difficile en passant par
Londres.
De plus , il y a toujours la mauvaise surprise de la conversion des
miles en kilomètres qui me décourage car les distances inscrites en miles
semblent interminables pour espérer traverser la Manche le lendemain,
sans compter qu'à Londres, l'hébergement est prohibitif.
Voulant faire un maximum de distances dans la journée et une grosse erreur de
navigation avant Rochester où j'y arrive beaucoup trop tard.
Le temps de ravitailler et je trouve un bivouac nul dans un sous-bois avec
l'autoroute à une cinquantaine de mètres : à oublier.
Jeu 24 août Rochester - Calais 113 kms
Temps pluvieux , et à part les vignobles traversés, l'itinéraire longe
une autoroute et une route principale, je taille la route pour la
cinquantaine de kilomètres qui me sépare de Douvres sans trop
regretter le tracé de l'Eurovélo via Canterbury.
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| Seul avantage du Brexit pour un français, le duty-free. |
J'épuise ou plus exactement "écluse " tous mes pounds en bière et
pâtisserie. Il fallait bien ça car sur le pont c'est l'orage avec des
trombes d'eau qui m'attend à Calais.
Au débarcadère, prise en charge par une hôtesse de la compagnie
maritime pour quitter l'immense zone portuaire.
Le ciel reste menaçant au camping d'Escalles qui affiche complet.
L'accueil est fermé. Je vais attendre plus d'une heure à l'entrée du
restaurant la fin des averses et l'arrivée d'un responsable qui n'est
jamais venu. Trop tard pour trouver un autre endroit, je
squatte un carré de pelouse en face d'un néerlandais et sa petite fille
qui voyagent dans une deuche de collection.
L'occasion de boire un verre de rouge et de parler des festivals de
musique qui les font voyager, Vieilles Charrues et Francofolies....

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